Ici, c’est Marseille bébé

Une Rencontre à la marseillaise

Nos yeux se sont souri et nos bouches ont de suite suivi. La rencontre.
C’est drôle, quand on y pense, toutes ces premières fois que l’on vit.
Toi, tu es arrivé pendant un hiver tarpin chaud. Tu avais l’accent, mais pas celui de Marseille. J’ai craqué.
« Rendez-vous place Cours Julien », on m’avait dit.
« Va prendre un verre, l’ambiance est super cool. » On m’avait prévenue.

Et c’est comme ça que je me suis retrouvée à danser avec toi sur du Aya Nakamura, à une heure du matin, dans un bar totalement vide.
On a dû faire des émules, car un groupe de jeunes en quête d’une « ambiance super cool » a ensuite élu domicile devant les fléchettes.
Je pense qu’elles appartenaient à Cupidon, car le coup de foudre avait été tiré. Touché coulé.
Tu avais le goût des mojitos fruits de la passion.
Tu as pris une photo de nous.
J’ai pu l’envoyer à mes copines :
« Mon reportage se passe plutôt bien. Bisous. »

Aya venait de slay sur Comportement, la barmaid avait baissé la lumière, et nous venions d’improviser une piste de danse entre les tables et les chaises poussées en vrac.
La buée sur les verres. Les glaçons fondus.
Collés-serrés, je me rappelle l’euphorie et tes bras.
Dehors, Marseille dormait.

« On vous regarde depuis tout à l’heure, vraiment on voulait vous dire… vous êtes magnifiques tous les deux. Vous formez un très beau couple ! »
J’ai éclaté de rire. Je t’ai vu leur faire des checks.
La nuit s’est faite aurore (ça aurait pu être des surnoms, mais on s’égare), et la cité phocéenne s’est réveillée.

Et, maintenant, à chaque fois que je pense à Marseille, il y a ce sourire-là qui revient en premier.

Mes conseils pour profiter de Marseille, bébé.

Numéro uno
Sunset entre copines

À Marseille, le soleil ne se couche jamais seul. Il réclame des témoins. Des copines, le quai du Vieux-Port, une bière tiède ou un rosé trop enthousiaste, peu importe. On arrive en avance, soi-disant pour être sûres d’avoir une place. En réalité, pour parler de tout et de rien. Beaucoup de rien, énormément de tout. On s’installe face à la mer comme si le monde pouvait bien attendre.

Quand le ciel commence à virer pêche, abricot, presque indécent, on se tait un peu. Marseille fait le reste. Les bateaux ralentissent. Les téléphones sortent, puis disparaissent. Parce que certains couchers de soleil se regardent mieux à l’œil nu, surtout entourée de celles qui te connaissent par cœur. Conseil bonus non négociable : ne jamais partir trop vite. Le vrai spectacle commence souvent après, quand la nuit tombe, que la ville respire autrement, et que tu te dis, sans trop savoir pourquoi, que t’es exactement là où tu devais être.

Les bonnes adresses du Vieux-Port :

Place to be : la terrasse du restaurant La Caravelle.
→ Verre : au rooftop du Dantès Skylounge.
→ Snack : les petites tapas et bouchées méditerranéennes du Pelle‑Mêle.
→ Selfie : au bar Ciel Rooftop avec le soleil, la ville et la mer en toile de fond et pour les âmes arty sous le miroir de Norman Foster.
→ Silence : quai de Rive Neuve, balade après l’apéro pour savourer le moment.

Numéro 2
Prendre le large

À Marseille, prendre le large ne veut pas toujours dire partir loin.
Parfois, il suffit de longer la mer et de faire la course avec les nuages.
Changer de point de vue. Monter à bord.

Les jours de ciel froissé, on embarque sur une barquette, ces petits bateaux marseillais écolos qui connaissent la côte par cœur. Depuis l’eau, la ville se raconte autrement. La Corniche défile lentement, la mer se cabre. Marseille accepte enfin de se mettre de côté. Le regard file droit devant, accroché à la houle. Le vent salé remet les idées en place. On se sent déjà ailleurs.

Ohé, matelote

Puis vient l’Anse des Catalans. L’eau y scintille sous les gouttelettes de pluie. On s’arrête, on observe les vagues, on hésite à rester. Le spectacle est brut, hypnotique. Le ciel gronde, mais une nuée couleur miel adoucit l’horizon.

On continue jusqu’au Vallon des Auffes, petit port de carte postale serré contre ses barques qui tiennent bon. Les filets sont lourds, les couleurs plus profondes, la lumière changeante. Même battu par le vent, le port garde son calme, comme s’il avait vu pire.

Et puis, sans s’en rendre compte, on arrive à l’Anse de Malmousque. Sans concession. Ici, la mer s’impose. Elle gronde, elle éclabousse, elle ne cherche pas à séduire. C’est là que Marseille est la plus vraie, la plus indomptée.

Que faire à Marseille à pied : les incontournables

Marseille à pied : quoi voir ?

Marseille en 2 jours

Bonnes adresses à Marseille

Que visiter à Marseille ?

Pluie au stylo plume,
L’encre déborde.
Sur le buvard,
Des mots brouillons
Je t’écris,
L’amour tremble,
Les lettres pleurent
Avant d’arriver jusqu’à toi.

Numéro 3
Bain de soleil au MuCEM

Marseille a ce truc irrésistible avec le soleil. Il se lève tard, il se couche tard, et il aime flirter avec la mer. Alors, direction MuCEM — le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée — pour prendre un bain de lumière qui vaut tous les retours de vacances.

Pas besoin d’entrer dans les expos (même si elles valent le détour et sont gratuites chaque premier dimanche du mois) : il y a ces terrasses, ces promenades ensoleillées et ces escaliers en pierre dorée. On s’installe là, au bord de l’eau, avec un café glacé ou un jus pressé. Le vent du large se mêle aux rayons ; et tout devient doux. Même les pensées qui courent. Au MuCEM, le soleil joue dans les vagues. On lève les yeux vers le fort Saint‑Jean, on zieute les voiliers au loin.

Le regard se détend, les épaules s’abaissent. Même Marseille parle plus lentement.

Visiter Marseille

Admirez la Major à Marseille.

Visiter la cité phocéenne

Numéro 4
Tutoyer la Major

À Marseille, il y a des endroits qui te forcent à lever les yeux. La Major en fait partie. Ses dômes verts et blancs dominent le port comme pour te dire : “Regarde-moi bien.” Alors on lève les yeux, un peu intimidées, un peu fascinées. Ici, le temps s’étire. On marche sur l’esplanade, on s’arrête, on tourne autour. Le vent fait tanguer les voiliers en bas. Pas besoin de guide, juste de ses yeux, de ses jambes, et d’un petit café sur une terrasse juste à côté.

Pour la photo parfaite ? On recule un peu sur l’esplanade. Cadre large, les dômes, les bateaux, et un peu de ciel bleu ou orange selon l’heure. Pour un angle plus artistique, cap vers le MuCEM et ses terrasses panoramiques. Rester là quelques minutes. Regarder les passants, écouter le bruit des vagues qui viennent caresser les quais. La Major n’est pas seulement un monument, c’est un moment à vivre.

Visiter Marseille

Visiter Marseille

Numéro 5
Flânerie au fort Saint-Jean

À l’issue d’une balade le long du quai, les murs du fort Saint-Jean apparaissent. Il veille sur l’entrée du port, fidèle, en tandem avec le fort Saint-Nicolas, là-bas en face. Longtemps laissé à l’abandon, à deux doigts de l’éboulement, Saint-Jean a aujourd’hui retrouvé ses premières beautés et s’offre aux flâneurs comme une jolie invitation.

On grimpe sur ses remparts, on suit le chemin de ronde, on s’arrête un instant sur les chaises longues installées pour les bouquineurs et les rêveurs. La vue est totale : le Vieux-Port, les voiliers et le ciel qui se teinte au fil de l’après-midi.

Meilleur quartier à Marseille 

Numéro insolite
Devenir une mauvaise graine

J’ai découvert Neopouss’ rue Saint-Savournin, entre une graphiste poétique (Les Albertines), des céramistes aux doigts d’argent (Atelier Tomette, murmur-intérieur) et un guide des calanques de Marseille-Cassis. Autant dire que le décor était bien planté. Sur le chemin, les ruelles penchaient, hésitaient, testaient notre équilibre. Marseille, fidèle à elle-même. Toujours en mouvement. Comme ces petites graines.

Ces micropousses de légumes, d’aromates et de fleurs sont cultivées par Mathilde et Laura, à la verticale, dans 40 m² d’atelier en plein centre-ville. Sous la lumière LED, elles dansent, respirent. Roquette piquante, basilic citron, betterave douce, wasabi qui chatouille… De quoi réveiller un sandwich un peu trop sage ou donner du caractère à un plat maison. Neopouss’, c’est une ferme urbaine miniature, discrète mais engagée. Une autre façon de faire pousser Marseille, loin des clichés soleil-mer-pastis. J’en suis ressortie avec des envies de cuisine plein la tête, à hauteur de balcon et d’assiette.

Aujourd’hui, Neopouss’ n’est plus à Marseille. Les graines ont migré vers la rue Arnaud-Bernard, à Toulouse, quartier tout aussi incliné pour accueillir les idées qui germent autrement. Comme quoi, à Marseille, même les plantes ont le sens du voyage. Et les belles découvertes aussi.

→ Restaurant « cuisson solaire » : Présage (1er restaurant solaire d’Europe)

Visiter Marseille en 3 jours

Blog Marseille insolite

Numéro 7
Dormir à la Maison Vague

À Marseille, il y a des lieux qui ne servent pas seulement à dormir. La Maison Vague en fait partie.
On y entre doucement, comme on entre dans une parenthèse. La rue s’éloigne. Le bruit baisse d’un cran. Le pouls de la ville continue pourtant de battre, mais plus près, plus bas, presque contre la peau.

Dans les plis des draps, on devine la nuit marseillaise.
L’iode s’est glissé sur les murs arty, les livres attendent qu’on les ouvre à moitié, les objets semblent avoir choisi leur place. Rien ne crie. Tout murmure. La mer n’est pas là, mais elle insiste. Elle circule. Elle s’invite jusque dans la salle de bain, quand on s’enfonce dans la baignoire comme dans un refuge, enveloppée d’eau tiède et de silence salé.

Ici, Marseille ne joue pas les cartes postales.
Elle se fait intime. Elle respire lentement. Elle laisse le temps s’étirer entre deux battements de cœur. On pourrait rester des heures sans rien faire, juste écouter la ville filtrer à travers les volets, sentir que dehors ça vit encore, pendant qu’à l’intérieur, tout s’apaise.

La Maison Vague, c’est un cocon.
Un endroit pour reprendre son souffle entre deux dérives, pour aimer Marseille. Pas en la regardant, mais en la laissant entrer. Doucement. Comme une vague.

Week-end Marseille blog

Blog visiter Marseille en 3 jours

Blog visiter Marseille en 3 jours

À ne pas louper à Marseille ?

Un date à Marseille : une histoire d’amour… 

Quels sont les quartiers les plus cool de Marseille ?

(selon moi, en toute subjectivitié)

→ Notre-Dame du Mont / Cours Julien (Street art, librairies, concept stores, cafés cozy. Terrasses pour regarder le monde passer et siroter un verre entre copines.)
→ Le Panier (Quartier historique, ruelles étroites et maisons colorées. Petites places pour écouter la vie locale. Boutiques artisanales et restaurants typiques.)
→ Le Vieux-Port (Le cœur de la ville : bateaux, marchés, poissons frais. Bars et restos avec vue mer. Point de départ en bateau : les îles du Frioul et les Calanques.)

Mes bonnes adresses ♥

→ Librairies : la Carline, L’Odeur du Temps, Au Comptoir du Livre
Cinéma : Le Gyptis
→ Ciné-resto : La Baleine
→ Salon de thé-librairie : Cup of Tea
→ Sandwich focaccia : Santo Gusto
Brunch : Deïa Coffee & Kitchen, Beans
Pizza : Chez Etienne
Restaurant : La Mercerie
Végé : Livingston
Tapas : La Nena
Mezzés : Matza
Bistrot : Chez Prosper
Bars : La Cane Bière, la Brasserie Communale
Boulangerie : Pain Pan
→ Glacier : Vanille noire
→ Trucs à manger : les panisses du Panier, les chi-chi à l’Estaque et une bouillabaisse.
→ Calanques : Sormiou, Morgiou, En-Vau, Cap Croisette
Aux Goudes : cabanons et resto Tuba
→ Meilleure vue : Notre-Dame-de-la-Garde (la « Bonne Mère »).
→ Boutique-musée : Maison Empereur
Fleuriste-atelier : Ziggy Fleurs

5/5 - (9 votes) 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.